
Tout d'abord, il y a eu
ce "papier" à caractère diffamant est publié par un grand journal : et
voilà le journal (ce qui paraît bien normal...), mais surtout (ce qui nous semble
déraisonnable) l'hébergeur, condamnés... Fabrice Joulin nous
replace le sujet dans son contexte, et ouvre la porte du débat...Il est souhaitable que nous réfléchissions à la question :
les hébergeurs peuvent-ils être comptables de ce qui est publié sur les sites qu'ils
hébergent ? Les créateurs de sites pourront-ils se retrancher durablement derrière une
irresponsabilité partielle (ou totale) qui serait agréée, comme, un peu, dans le cas
d'espèce, par les Tribunaux ? Nous répondons, pour notre part, à cette double question
par un non qui se refuse d'être catégorique : nous ne voulons pas nous réfugier dans la
fuite.
Nous espérons que nous parviendrons, chers
Villageois, chers lecteurs, à travailler tous ensemble pour trouver des solutions
satisfaisantes... Notre avenir de citoyens virtuels libres (et égaux ? ) en dépend...
Deuxième souci, un peu
du même ordre : la triste polémique engendrée par un échange un peu vif à propos de
fichiers sonores indûment utilisés... Bobby rappelle
justement la nature de l'offense du "Démon" : une simple erreur de
jeunesse, dirons-nous, qui doit nous servir, là aussi, pour aller plus loin. Il faut
protéger la propriété intellectuelle, sinon c'en sera fini de l'espace de Liberté.
Mais il est bon de le faire dans la cordialité.
Bobby se trouve dorénavant dans le colimateur : vous constaterez d'ailleurs que le ton
employé pour l'instant par les plaignants en cette matière est celui du simple rappel à l'ordre... Avant poursuites.
Et puis, au rayon poil à
gratter, nous avons cette semaine interpellé Madame Catherine Trautman, Ministre
française de la Culture et de la Communication, concernant un certain nombre de questions
auquelles nul ne nous a encore apporté de réponse. Et là, il s'agit
d'avenir de la presse française sur l'Internet...
Nous sommes en train d'édifier une Communauté Virtuelle
plurielle. Des passerelles, comme l'Écho du Village, se mettent en place. Rien ne se fera
en un jour ni sans heurts. Les droits et les devoirs s'exercent dans des conditions
nouvelles, mais il n'y a aucune raison pour qu'ils ne soient pas les mêmes que ceux qui
doivent prévaloir dans des conditions optimales de toute vie collective : le respect en
premier lieu.
René Le Marec
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