
Sans revendiquer le
total anonymat sur l'Internet, le respect le plus strict de la vie privée de chacun est
un préalable à toute communication en réseau.
La réquisition par les
services de polices d'une entreprise (un opérateur télécom pour pratiquer des écoutes
téléphoniques, par exemple) est une procédure envisagée dans certaines conditions.
Mais si un abonné du téléphone est écouté pour des raisons qui ne regardent que le
secret de l'instruction, on n'en profite (normalement ? ) pas pour écouter tout
le quartier pour voir comment vivent ses habitants... C'est la première revendication, de
bon sens, dans cette affaire.
Il n'y a rien d'exceptionnel
dans cette revendication : le respect absolu de la vie privée est le fond de
commerce des postes de tous les pays civilisés, des transporteurs d'une façon
générale, des propriétaires d'immeubles ou des hôteliers, pour ne citer qu'eux...
Ces professionnels du
transport ou de l'hébergement peuvent s'appuyer chacun sur la déontologie de leurs
métiers (secret professionnel) ainsi que sur une législation claire (procédure
judiciaire établie et transparente) pour s'opposer à être auxiliaires de police sans
réquisition ; encore faut-il que cette réquisition soit clairement motivée.
Quelques questions
peuvent être posées pour illustrer le propos :
Lorsqu'un criminel ou un délinquant est sensé se
trouver dans le quartier d'une ville, ouvre-t-on le courrier de toute la ville pour
localiser ce criminel ?
Lorsqu'un crime ou un délit est commis dans un
appartement d'immeuble, est-ce le propriétaire de l'immeuble que l'on met en garde à vue
et en examen, en attendant d'avoir identifié le coupable ?
Ou bien encore si, depuis la cabine téléphonique
d'un bar, à l'insu du propriétaire du bar qui, heureusement, n'écoute pas les
conversations privées de ses clients, quelqu'un persécute régulièrement un
correspondant, est-ce le patron du bistrot que l'on met en prison ?
Certes, selon la rumeur (et
pas seulement), des pressions seraient "régulièrement" exercées sur des
propriétaires de débits de boissons, de boites de nuits ou de lieux d'accueil de publics
de ce type...
Le "marché"
proposé par la police locale à certains patrons d'établissements un peu
"chauds" est le suivant : donner des informations à la police ou se voir
systématiquement importunés (par exemple, le stationnement, durant toute une nuit, de
camions de police devant une discothèque, avec des descentes répétitives dans
l'établissement, est du meilleur effet sur la clientèle ! )
Internautes : c'est le
respect de la vie privée dans la francophonie que défendent les Villageois !
Le refus de Guillaume
Esnault, fondateur du Village, de livrer les fichiers log de tout le Village est le fait
d'un engagement mutuel de fidélité aux engagements pris : un engagement entre les
Villageois et la Société Cyberbrain et, plus largement, entre les Internautes tous
ensemble.
Les Villageois font
tout leur possible pour réaliser un Village agréable, vivant, attractif. En
réponse à cette qualité, les Internautes honorent le Village de leurs
visites...
En échange,
Cyberbrain fait tout son possible pour offrir aux Villageois et à leurs
visiteurs les outils les plus performants pour s'exprimer.
Cyberbrain, à
l'instar des autres hébergeurs du Réseau, propose une Charte à chaque Villageois
lors de son inscription et, globalement, à de très, très rares exceptions près, le
contrat est rempli...
L'Équipe Municipale du Village le dit : elle n'a ni le temps, ni les moyens
ni, surtout, la volonté de surveiller heure par heure le contenu de chaque
téléchargement sur le Village.
Villageoises,
Villageois, ce n'étaient pas nous que l'on devait attaquer, par la mise en examen du
fondateur de notre Village et la saisie d'une bande de sauvegarde qui comporte une partie
de la base des Villageois !
INTERNAUTES
FRANCOPHONES DE TOUS LES PAYS : ce sont les Villageois que l'on attaque aujourd'hui,
mais NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !!!
Si les Enjeux
sont considérables en termes de libertés et de Droits individuels et collectifs, les
Enjeux Culturels ne le sont pas moins : la Francophonie aux mains des Américains ou
sous l'oreille attentive de l'appareil d'État français ?
C'était au système qu'il
fallait certainement s'attaquer si ce système manque de clarté.
C'est le Système qui peut
ne pas répondre idéalement aux exigences du Droit.
Il fallait
poser le problème avec courage et s'attaquer à l'Internet dans son
ensemble, pas à l'un des exemples de Communautés Virtuelles
Francophones les plus réussis.
Les Villageois sont
importunés. Qu'en est-il des autres Internautes ? Qu'en est-il des professionnels de
l'Internet ?
A l'allure où vont les
choses , il n'y aura bientôt plus, en France, de professionnel de l'accès à l'Internet
ou de l'hébergement de services internet qui ne sera pas allé faire un tour dans les
geôles d'un commissariat de police...
Les Villageois
attendent avec impatience le soutien des Internautes, francophones ou non,
professionnels ou non, afin que les autorités compétentes à travers la planète se
trouvent en devoir de se mettre vraiment au travail.
Des projets d'éventuelles
propositions de réflexions se font jour un peu partout.
Quand tout le monde va-t-il
travailler sérieusement plutôt que de laisser se reproduire des situations extrêmement
préjudiciables à ceux qui les subissent comme à l'Internet dans son ensemble ?
Dans des conditions de
travail harmonieuses, les Villageois pourront répondre présents, comme ils le font
depuis des mois avec l'Écho du Village !
[l'Affaire]
[Le Village ? portrait !] [Guillaume
Esnault présente le Village]
[Pourquoi les villageois ?] [Les
enjeux : Guillaume Esnault explique...] [Pétition]
mesures
destinées à accélérer le développement de la société de l'information en France
annoncées par Lionel Jospin le 19 janvier 1999
Les travaux de
la Commission Européenne
Une proposition de Charte
de l'Internet.
L'affaire
"FranceNet/WorlNet" :
une affaire en souffrance : http://www.micronet.fr/~deelight/annexes/info.html
NOTA :
Pensez à Réactualiser vos pages !
Pour
toute correspondance concernant le
fonctionnement du Village :
maire@le-village.com
echo@le-village.com
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